Séminaire public – Automne 2018

sicile 2004 008
RETOUR A ITHAQUE…

Culture et société dans le monde grec.

  1. Le courant  » pré-socratique  » (rappel)
  2. La philosophie de la Grèce classique (Ve- IVe s avt Xt)
  3. Fondements de la pensée aristotélicienne
  4. L’art grec à l’époque classique
  5. Le monde hellénistique (IIIe s – Ier s avt Xt)
  6. L’éducation dans le monde hellénisé (IVe s – Ier s)
  7. Le stoïcisme dans les monde grec et romain (IIIe s avt Xt – IIe s apr. Xt)
  8. La philosophie hellénistique et la pensée médiévale (IIIe s avt Xt – XIVs apr Xt)
  9. Le scepticisme dans le monde greco-romain ( IVe s av. Xt – IIIe s ap. Xt)
  10. Le néo-platonisme et Plotin (IIIe s ap. Xt)

Lieu: Bonnevoie  – Luxembourg
Fréquence: tous les 15 jours
Durée: 18h30 – 20h30
Nombre de séances: 10
Participation : 125 euros
DEBUTS: le jeudi 20 septembre 2018
Les intéressés sont invités à s’inscrire dans les meilleurs  délais à l’adresse mail:
ciae.asbl@gmail.com

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« Travaillons à bien penser » (Pascal). Centre d’Innovation en Andragogie Expérimentale (CIAE), asbl.

Etudiants_gravure« La conception d’un dispositif de formation se poursuit dans l’usage qu’en font ceux qui la fréquentent »

En premier, le Centre a pour objectifs d’inciter, animer et diffuser toutes les initiatives de recherches qui concernent tous les domaines de la pédagogie des adultes (andragogie). Les travaux relèvent autant des champs de la pratique que de la recherche théorique et expérimentale quelles que soient les disciplines concernées. Aussi, le Centre propose-t-il de réunir les acteurs engagés dans l’usage de l’andragogie, formateurs et apprenants, de les inciter à une « communauté de pratiques » en offrant un cadre de réflexion interdisciplinaire et collectif adapté et, tant que se peut, associer les travaux de ses collaborateurs à ceux des autres institutions, nationales ou internationales, qui inscrivent les mêmes finalités dans leurs programmes.

En second, le Centre initie des séminaires publics à destination de petits groupes d’auditeurs libres. Ces rencontres – un peu « hors du temps » – abordent des contenus réflexifs qui font écho à la contemporanéité et visent à permettre à tout un chacun d’exercer sa « liberté de parole et pensée » dans un espace convivial et privilégié.

Le Centre a été agréé le 1er octobre 2014, par arrêté ministériel, comme organisateur de cours de formation professionnelle continue.

Contact : ciae.asbl@gmail.com

Séminaire public. « Les Lumières tamisées. Libertinage et érotisme dans la littérature du 18e siècle. »

sade

Après avoir, au cours de la saison 1 évoqué les grandes caractéristiques du « Siècle des Lumières » et au cours de la saison 2, interrogé la personnalité de l’homme de sciences, le thème de la saison 3 du séminaire « Le Siècle des Lumières » portera sur « Les Lumières tamisées. Libertinage et érotisme dans la littérature du 18e siècle. ». Outre se questionner sur les origines et l’évolution du concept de libertinage, ses principaux traits et ses auteurs, le séminaire incitera à une lecture active d’un texte du Marquis de Sade (1740 – 1814), « La philosophie dans le boudoir ou les Instituteurs immoraux » publié en livre de poche Folio.

Les séances s’organiseront hebdomadairement en alternance entre évocation de la littérature libertine et discussion ouverte des participants sur leur lecture de Sade qui sera contextualisé.

Réserves : compte tenu du degré particulièrement pornographique et libertaire du texte de Sade, la participation au séminaire n’est recommandée qu’à des personnes très averties.    

Prérequis : lecture du texte de Sade.

Informations pratiques.

Début : automne 2017

Nombre de séances : 10 semaines (20 heures)

Nombre maximum d’auditeurs : 20

Lieu. A déterminer

Jour. Jeudi

Horaire. 18h30 – 20h30

Coût : 120 euros

Information & inscription obligatoire : ciae.asbl@gmail.com

L’entretien avec les parents, chaud devant!

Avec la rentrée, revient le grand moment du dialogue prof-parents. Titulaire d’une classe de développement, Pascal Trépey publie un livre où il raconte ses face-à-face les plus marquants.

Certains s’y rendent en sifflotant, d’autres en tremblant. Mais aucun parent n’est indifférent à ce moment où l’instituteur fait le point sur son enfant. Pascal Trépey est père, sa fille a 23 ans, mais, depuis quinze ans, il est aussi enseignant. Titulaire d’une classe vaudoise dite de développement, des jeunes pour qui étudier n’est pas la première priorité. Du coup, il a souvent besoin de faire alliance avec les parents pour redresser une situation compliquée. D’où les entretiens, répétés (jusqu’à cinq par année), que le pédagogue mène avec les pères et les mères de ces jeunes en rupture scolaire. Dans «Confidences-Un enseignant face aux parents d’élèves», l’instituteur raconte avec un franc-parler surprenant ces face-à-face où les adultes sont tour à tour en colère, fuyants, impuissants. Il y a de la tendresse dans ces récits, du souci et pas mal de moquerie. L’humour qui sauve, l’humour qui permet de dédramatiser quand, parfois, on a envie de pleurer, explique l’auteur qui a déjà publié «Fond et tréfonds d’une classe», l’an dernier, où il chroniquait son quotidien animé.

Dans ces «Confidences», on croise une humanité secouée. Un père qui confond discussion avec intimidation, une mère dépassée par sa fille voleuse et menteuse, une autre qui joue la carte de la séduction pour rattraper son fils pareil à une «savonnette, en train de s’échapper par le syphon». Ou encore des parents qui frappent leurs enfants et à qui il faut demander si «tout va bien à la maison» plutôt que rajouter une couche de tension. Ceux qui, au contraire, couvent et couvrent leur rejeton et avec lesquels il faut durcir le ton. On croise aussi des substances, de la violence et des délires de toute puissance. Des insultes, du sexe imposé, filmé, photoshoppé… Et encore des problèmes d’hygiène, de permis, de papiers. Mais surtout, ce qui surprend dans cette trentaine d’instantanés, ce sont les larmes, l’abondance de larmes qui sont versées. «Ces entretiens où l’enfant accompagne ses parents sont souvent l’occasion pour les familles de laisser remonter les émotions refoulées, explique Pascal Trépey. «Plus j’en fais et plus je réalise la précarité dans laquelle se débattent certains foyers.» Rencontre avec un homme qui parle sans fard de sa profession et place haut sa mission.

La première question porte sur la confidentialité. Ces récits sont très détaillés et donc reconnaissables par les intéressés. En tant qu’enseignant employé par l’école publique, n’êtes-vous pas soumis à un devoir de confidentialité?

– Oui et je le respecte. Pour plusieurs raisons. Déjà, je ne donne aucun nom et personne ne peut mettre de visage sur ces descriptions. D’autre part, beaucoup de ces entretiens ont eu lieu il y a longtemps, il y a donc une sorte de prescription. Enfin, je respecte l’article 320 du règlement scolaire et je ne raconte jamais d’anecdotes piquantes en salles des maîtres ou en conseil de classes. Ainsi, mes collègues ne peuvent pas identifier ces entretiens. J’ai soumis à certains élèves de ma classe les nouvelles les concernant. Malgré la dureté des situations, ils étaient plutôt fiers et heureux de figurer dans l’ouvrage.

Le ton du livre est assez cru, voire indélicat. Quand vous écrivez d’un élève qu’il a «l’autonomie d’une moule sur son rocher» ou d’un autre, clandestin, qu’il risque le charter «Easyrejet» ou d’un troisième qu’il a enfin décidé de «se bouger le cul», on a un petit moment de stupeur, à la lecture…

– C’est une histoire de milieu. Depuis quinze ans que je gère des classes de développement, j’ai appris les codes de communication de ces élèves et de leurs parents. Ce n’est pas du mépris. C’est juste une manière directe de parler. Et pour ce qui est de l’humour auquel je recours souvent, il me permet de prendre du recul et de regarder la vérité en face. J’use du même humour avec mes propres erreurs et manquements.

Dans l’ouvrage, outre les larmes abondantes, ce qui frappe, c’est la différence d’approche de certains parents, le décalage culturel. Des parents, par exemple, vous invitent à frapper leur enfant. Comment gérer le fossé?

– Je leur dis tout net que je ne suis pas autorisé à recourir à la force physique pour cadrer les élèves. D’après le règlement, même si je suis agressé, je ne dois pas répliquer. Par contre, lorsqu’un ado vous traite de fils de p… et souhaite vous enc… à longueur de journée, le simple rappel de l’autorisation que m’a donnée son père est une mesure très dissuasive. Je suis le seul à savoir que ce n’est qu’une menace que je ne mettrai jamais à exécution. Je mesure 1, 80 m et pèse 90 kilos, ça peut aussi aider.

Vous mentionnez pourtant un incident où vous avez été accusé de violence physique…

– Oui, c’est un cas exceptionnel. J’avais saisi un élève par le cou alors qu’il allait fracasser la tête de l’un de ses copains à coup de pied. Son père a interpellé l’école et j’ai dû répondre de cette intervention. Devant mon directeur tout d’abord, puis devant la direction pédagogique où je me suis excusé auprès de l’élève, tout en veillant à ce qu’il comprenne le sens de mon action.

Vous parlez aussi de la punition. Vous soulignez son inefficacité préoccupante…

– C’est vrai. Que ce soit à la maison ou en classe, je constate que la punition n’entraîne pas la diminution de la faute. Je suis par exemple intraitable sur les arrivées tardives que je punis d’une heure de colle durant la pause de midi. On pourrait penser que c’est beaucoup, une heure de colle pour cinq minutes de retard. Eh bien, ça ne change rien. La motivation qu’ont les élèves à ne pas suivre la règle pèse souvent plus que les conséquences de cette désobéissance, et certains continuent à arriver en retard! Les parents que je reçois rencontrent aussi la même difficulté: leurs punitions n’ont pas plus de portée.

La solution passe peut-être par la nature de la punition…

– Là aussi, j’ai renoncé à la punition intelligente pour la plupart de mes élèves. J’ai tenté de sortir du stupide recopiage en le remplaçant par un exercice de grammaire, un problème de math ou une composition originale, mais les élèves revenaient immanquablement en me disant qu’ils n’avaient pas compris l’énoncé, ce qui les exemptait de la punition. Quand ils recopient, au moins, ils accomplissent la tâche demandée.

On dit que les parents sont devenus plus procéduriers aujourd’hui, moins respectueux envers l’école publique. Avez-vous constaté cette évolution?

– Non. Parfois, les parents essaient de me mentir, mais aussitôt que j’en ai la confirmation, je le verbalise immédiatement. Je suis franc avec eux, j’attends qu’ils soient francs avec moi. En contrepartie, je leur dis tout et je leur garantis la confidentialité.

Sauf si leur enfant fume du cannabis… Là, vous vous êtes engagé auprès des jeunes à ne pas les dénoncer à leurs parents

– Je me donne une marge de manœuvre. Si je veux établir un lien de confiance avec mes élèves, je dois pouvoir recueillir leurs confidences sans les trahir plus loin. Par contre, concernant le cannabis, je refuse tout net que les ados arrivent défoncés en classe. Si c’est le cas, je les dénonce de suite. Je suis avant tout enseignant, pas éducateur.

En quinze ans, qu’avez-vous constaté comme évolution notoire, du côté des parents et des enfants?

– Dans les situations problématiques, les parents ont une plus forte tendance à excuser les manquements de leurs enfants, voire même à se rendre complices de leurs absences injustifiées. Nous ne comptons plus les excuses de deux semaines de repos pour un bobo sans importance. Du côté des jeunes, je suis frappé par l’augmentation de l’agressivité des filles. Depuis six, sept ans, de plus en plus de filles insultent et frappent comme des garçons. Peut-être doivent-elles se défendre contre le machisme qui, lui aussi, est en progression… je ne sais pas. En tous les cas, ce phénomène est une nouvelle difficulté que l’on doit gérer.

«Confidences-Un enseignant face aux parents d’élèves», Pascal Trépey, éd. Favre, Lausanne, 2016.

Interview du « Le Temps », 23 août 2016

 

Si vous voulez que votre enfant progresse à l’école, ne l’aidez pas à faire ses devoirs

Les parents ont un peu trop tendance à aider leur progéniture à faire ses devoirs. Il est en effet parfois plus simple de lui donner la solution, voir de faire le problème à sa place. Comme ça, c’est fait, se dit-on.

Les enseignants expliquent que certains parents écrivent eux-mêmes les rédactions de leurs enfants, s’occupent de faire les devoirs et envoient des emails aux profs à n’importe quelle heure, quand ils ne se pointent pas tout bonnement chez eux le week-end, pour avoir des précisions sur le devoir à faire.

Des études montrent cependant qu’en aidant trop son enfant, on risque d’entraver l’acquisition des savoirs et lui donner l’impression qu’il est incompétent.

La participation aux devoirs peut être source de tensions ou faire naître un sentiment d’obligation de réussite.

Ce qui ne veut pas dire que les parents doivent se désintéresser de l’éducation de leur enfant. Des études ont en effet démontré que leur implication joue un grand rôle dans sa réussite scolaire. Ils doivent néanmoins apprendre à faire preuve de modération.

Des parents surinvestis

L’éducation de l’enfant prend de telles proportions chez les parents surinvestis qu’elle cesse d’avoir un effet positif sur son développement. Cette attitude peut entraîner des crises d’anxiété, un renforcement des tendances narcissiques, un manque de persévérance et une externalisation du lieu de maîtrise chez l’enfant.

Quand les parents pensent être responsables du bonheur et de la réussite de leur enfant, ils l’empêchent d’apprendre à être autonome et l’amènent à penser que les adultes sont là pour le secourir en cas de difficulté, quelle qu’elle soit.

Selon une étude, les enfants âgés de neuf ans et plus considère l’implication ou l’aide de leurs parents vis-à-vis des devoirs comme un signe de leur propre incompétence. Une aide ponctuelle peut être utile quand l’enfant est plus jeune, mais les parents doivent adapter leur accompagnement à mesure qu’il grandit, et ne l’aider que s’il en fait la demande.

Chez les adolescents, l’implication des parents en matière de devoirs scolaires semble préjudiciable. Etant donné que l’enfant doit apprendre à gérer sa charge de travail, cela peut l’empêcher de devenir autonome, de se responsabiliser, et nuire à ses résultats scolaires.

Dès le 12e anniversaire de l’enfant, les parents doivent cesser de l’aider avec ses devoirs. S’ils persistent, l’enfant saura qu’il peut compter sur eux pour s’assurer que ses devoirs sont faits, ce qui peut affecter sa motivation.

Selon une étude récente menée auprès de parents d’élèves scolarisés dans des établissements catholiques et laïques australiens, les adultes qui sont trop investis dans l’éducation de leur enfant s’occupent davantage de lui faire faire ses devoirs et attendent des enseignants qu’ils en fassent autant, surtout au collège et au lycée.

Ceci expliquerait pourquoi certains parents continuent à être très impliqués dans les résultats scolaires de leur progéniture, même au niveau universitaire, et l’empêchent de faire ses propres choix. On observe davantage d’épisodes dépressifs et une moindre joie de vivre chez les étudiants concernés.

Voici quelques pistes à explorer pour aider votre enfant sans nuire à son développement.

Conseils aux parents

Manifestez de l’intérêt pour l’éducation de votre enfant, mais ne soyez pas plus investis que lui dans ses devoirs, au risque d’en faire « votre » problème plutôt que le sien.
Etablissez des règles sur les horaires et les lieux dédiés aux devoirs, surtout quand l’enfant entame sa scolarité.
Essayez de ne pas proposer de l’aider avant qu’il en fasse la demande. Cela lui permettra d’avoir davantage confiance en lui, car il n’aura pas besoin d’être constamment assisté d’un adulte.
Contentez-vous de lui donner des conseils et de ne pas faire les choses à sa place. Ne soyez pas à l’affût de la moindre erreur, et ne jouez pas le rôle du correcteur. Demandez à l’enfant, quand il est plus âgé, de formuler précisément ses questions (« Est-ce qu’on comprend bien ma conclusion ? », par exemple).
Quand il est au collège, assurez-vous qu’il fait ses devoirs avant de jouer. Posez-lui la question indirectement au lieu de le lui rappeler (« Tu te souviens ce que tu dois faire avant de regarder la télé ? »).
Demandez-vous chaque année si ce que vous faites est efficace, et si vos actions ne l’empêchent pas d’acquérir des compétences essentielles, comme la responsabilisation et l’autonomie. Cessez par exemple assez vite de lui rappeler de faire ses devoirs, notamment en lui demandant s’il en a beaucoup.
Tout ceci doit s’accompagner d’une responsabilisation de l’enfant vis-à-vis des devoirs et de conséquences de la part du corps enseignant s’il oublie de les faire ou de les rendre en temps en en heure. Souvenez-vous que ceci est un symptôme de l’organisation et de la motivation actuelle de votre enfant, et non de l’éducation que vous lui prodiguez.
Enfin, ne perdez jamais de vue la règle d’or d’une éducation réussie : votre rôle, en tant que parent, n’est pas avant tout de lui permettre de réussir aujourd’hui, mais de l’aider à acquérir les compétences qui lui permettront plus tard de résoudre ses problèmes sans avoir besoin de votre aide.

Source:  https://theconversation.com/